UNESCO Diète Méditerranéenne
LA DIÈTE MÉDITERRANÉENNE ET BORDEAUX
 ﷯ On a beau se plonger toujours plus loin dans l’histoire, on retrouvera obligatoirement un lien qui unit l’Occitanie et le bassin méditerranéen, non seulement dans les faits historiques comme les batailles, traités et autres événements, mais également dans les échanges de cultures, de traditions et de coutumes. Il est à noter que, durant la conquête romaine menée par Jules César, les premières vignes et cépages à l’origine des célèbres vins de Bordeaux, sont venus tout droit d’Italie. Les échangent avec les ports du bassin méditerranéen sont nombreux, qu’il s’agisse de textiles, de denrées alimentaires, mais également d’artisanat, de musique, de littérature ou de médecine. Ils nous rapprochent des grandes villes commerciales, principalement Marseille, Cadiz, Constantinople et Athène.
Le Canal du Midi ou Canal des deux Mers﷯ Dans un souci de rapprochement et pour faciliter les échanges entre Océan et Méditerranée, un réseau fluvial qui rejoindrait les deux rives semble une évidence. Il faut attendre 1666, pour que l’entrepreneur de génie, Pierre-Paul Riquet, donne le premier coup de pioche de ce qui devient en 1681, Le Canal du Midi, second canal français de l’histoire après le Canal de Briare, créé sous Henri IV, mais presque six fois plus long. Il s’étend sur 240 kilomètres, depuis l’étang de Thau, près de Sète, jusqu’à Toulouse. Il se prolonge jusqu’à l’Atlantique par le canal latéral à la Garonne, sur 193 kilomètres. L’ensemble de ces deux canaux ainsi que leurs embranchements et ramifications s’appelle « Le Canal des Deux Mers ». L’importance du Canal du Midi est maintenant reconnue au niveau international. Afin de préserver ce chef d’œuvre, l’Unesco a, en effet, décidé de le classer, le 7 Décembre 1996, parmi les 469 sites du Patrimoine Mondial de l’Humanité. La Diète Méditerranéenne à l’Unesco Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité ﷯ Chypre, Croatie, Espagne, Grèce, Italie, Maroc et Portugal Un long processus et cheminement à la fois politique, technique et social a rendu possible la candidature de la Diète Méditerranéenne dans le cadre de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, le 16 novembre 2010, à Nairobi, au Kenya. L'inscription concerne alors quatre communautés reliées par L’inscription concerne alors quatre communautés reliées par le même patrimoine culturel commun : Cilento (Italie), Coron (Grèce), Soria (Espagne) et Chefchaouen (Maroc). En 2013, trois nouveaux pays sont ajoutés par l’UNESCO : Chypre, Croatie et Portugal La Diète Méditerranéenne est un ensemble de savoir-faire, connaissances, pratiques et traditions qui vont de la nature à la table, englobant les cultures, la récolte ou la moisson, la pêche, la conservation, la transformation, la préparation et le transport. Elle se caractérise par un modèle nutritionnel demeuré constant dans le temps et l’espace, dont les principaux ingrédients sont l’huile d’olive, les céréales, les fruits et légumes frais ou séchés, une proportion limitée de poisson, produits laitiers et viande, et de nombreux condiments et épices, le tout accompagné de vins ou d’infusions, toujours dans le respect des croyances de chaque communauté. La Diète Méditerranéenne vecteur social ﷯ Mais la Diète (du grec « diaita » ou mode de vie) , recouvre beaucoup plus que la seule nourriture. Elle favorise les contacts sociaux, les repas collectifs étant la clé de voûte des coutumes sociales et des événements festifs. Elle a donné naissance à un formidable corpus de savoirs, chants, maximes, récits et légendes. Elle s’enracine dans le respect du territoire, de la biodiversité, et assure la conservation et le développement des activités traditionnelles liées à la pêche et à l’agriculture, dans les communautés méditerranéennes, dont Soria en Espagne, Koroni en Grèce, Cilento en Italie et Chefchaouen au Maroc, représentent des exemples. Les femmes jouent un rôle particulièrement vital dans la transmission du savoir-faire, dans la connaissance des rituels, de la gestuelle des célébrations traditionnelles et dans la sauvegarde des techniques. La France invitée à rejoindre les pays membre de l’UNESCO On peut évidemment déplorer que la France, pays méditerranéen et référence gastronomique internationale, ne fasse pas partie des pays membres protégeant la D. M . En effet, en 2013, la France, orientée vers d’autres projets, a décliné l’invitation des pays porteurs de cette initiative. Pourtant, la référence universelle du pays des Gaulois serait un moteur essentiel à la protection de cette qualité de vie, menacée par la «mal bouffe». . Le but de l’UNESCO n’est pas de réunir des pays de même culture ou habitudes culinaires, pour se congratuler réciproquement, mais de faire promouvoir la D.M. comme exemple de qualité de vie, pour combattre des maladies telles que l’obésité, l’hypertension ou le diabète et prévenir plusieurs risques cardiovasculaires. Le rôle des ces pays est de transmettre et diffuser cet outil de combat sanitaire, dont les qualités et les bienfaits, reconnus par les chercheurs, les scientifiques, cardiologues, nutritionnistes etc..., ne sont plus à démontrer. A cela, il faut ajouter les retombées positives sur le plan environnemental et économique, notoirement générées par ce mode de vie et d’alimentation. Les circuits courts, la consommation locale, le partage des valeurs, sont des sources de futurs emplois et de formations professionnelles, dans une démarche plus respectueuse de notre environnement et de notre cadre de vie. Fort de ce constat, le secrétariat UNESCO D.M. a sollicité notre association, Nouvelle Aquitaine Andalousie, afin qu’elle devienne le mandataire officiel auprès des autorités françaises, dans le but de leur faire présenter la candidature de la France et inviter celle-ci à rejoindre ses homologues membres. Avec le parrainage du Portugal qui serait notre conseiller et accompagnateur dans cette démarche, notre association apportera la plus grande rigueur et s’impliquera à la hauteur de ses possibilités pour gagner ce défi. Honorée de cette opportunité, Nouvelle Aquitaine Andalousie, contactera tous les acteurs qui pourraient soutenir ce projet au niveau national : associations, collectivités locales, producteurs, restaurateurs... En effet, il s’agit d’inscrire la France dans la liste des pays membre de l’Unesco, Diète Méditerranéenne, Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité, le mot humanité prenant ici tout son sens, puisqu’il est nécessaire, avant tout, que le public se responsabilise et prenne conscience de l’importance et de l’urgence de cette démarche. L’UNESCO pourrait demander directement aux divers gouvernements de s’impliquer, car! il ne s’agit pas d’une action politique, mais bien d’un projet citoyen humanitaire ! A. Cruz

Toulouse - Le Canal du Midi